n°45-46 – 2013 – 06

Réflexions d’un praticien autour de quelques dimensions socio-spatiales de l’immobilité

BENOÎT VIMBERT

Si la mobilité est abondamment étudiée, tant par les chercheurs que par les praticiens, en revanche il est plus rare de s’intéresser, notamment statistiquement, aux « immobiles », c’est-à-dire aux personnes ne se déplaçant pas. Qui sont-ils ? Certaines personnes sont elles plus susceptibles d’être immobiles que d’autres ? Pour quelles raisons ? Avec quel impact sur leur vie ? Le point de départ de cette réflexion est d’identifier l’immobilité comme inégalité pour participer à une vie sociale, puisqu’une personne ne « sortant pas de chez elle » ne fréquente pas les commerces, un travail, des loisirs, … et plus généralement l’espace public, c’est-à-dire autant de potentiels d’échanges avec d’autres personnes. Au-delà de ce frein, l’objectif de ce travail est également de mesurer dans quelle mesure l’immobilité traduit et renforce les inégalités sociales…

RS45-46_2013_Vimbert

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *