Category Archives: 2016

n°49 – 2016 – 7

L’historicité de la consécration culturelle des goûts musicaux au Chili et au Royaume-Uni

Modesto Gayo

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n°49 – 2019 – 6

Une micro-économie des biens symboliques

Hiérarchisation des valeurs musicales et construction du goût au sein d’un cercle de jazzophiles

Wenceslas Lizé

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n°49 – 2016 – 5

« Groupie love » :

du rôle de quelques agents féminins dans la construction de la notoriété chez les rappeurs de Libreville

Alice Aterianus-Owanga

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n°49 – 2016 – 4

Consacrer la chanson ou l’oublier :

ethnographie des conventions de disques

Juliette Dalbavie

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n°49 – 2016 – 3

Une consécration du patrimoine sans l’État

Experts associatifs et nouvelles formes de labellisation de l’habitat ?

Maïa Drouard

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n°49 – 2016 – 2

Reconnaître un chef-d’œuvre

L’influence du statut d’une œuvre dans l’allocation de l’attention des visiteurs au musée d’art

Samuel Coavoux

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n°49 – 2016 – 1

Les amateurs au XVIIIe siècle : reconnaissance et canon artistique

Charlotte Guichard

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n°49 – 2016 – Introduction

La contribution des publics à la production de la valeur culturelle

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n°49 – 2016

Apparu à la fin du dix-septième siècle,  l’amateur devient rapidement une figure centrale dans les mondes de l’art de l’Ancien Régime — au point d’incarner la norme du bon goût dans les institutions monarchiques. Plus largement, la figure de l’amateur met en lumière des formes nouvelles de mobilité sociale, même éphémères, dans la France d’Ancien Régime. En se définissant comme «amateurs», des individus issus d’horizons sociaux très différents (nobles, élites de la finance, élites culturelles, marchands) parviennent à constituer des communautés de goût qui témoignent de la force nouvelle du rapport à l’art. Figure emblématique du siècle des Lumières, l’amateur montre que l’art peut transformer la société. L’article propose d’éclairer ce moment inaugural dans l’histoire de l’amateur en mettant en lumière le rapport ambivalent et souvent polémique entre ces communautés de goût, fabriquées dans des sociabilités restreintes, et l’espace public de la critique qui naît avec les Salons du Louvre. Il montre enfin la dimension cognitive du goût dans les pratiques artistiques des amateurs: le goût n’était pas seulement un facteur de distinction ni d’identification sociale, c’était aussi la manifestation d’un savoir nouveau sur l’art et les artistes. Les amateurs jouèrent ainsi un rôle central dans la fabrique du canon artistique, comme le montre l’exemple de Rembrandt — artiste méprisé par les théoriciens, mais acclamé par les amateurs qui n’eurent de cesse de le collectionner, de le copier — au point de devenir l’incarnation du génie artistique.